Un petit article pour vous présenter la scie circulaire plongeante Festool TS55 REBQ. Je la possède depuis 5 ans et cette scie est simplement géniale. Il ne s’agit pas ici de faire de la pub pour Festool et nous n’avons aucun lien avec cette société mais la conception de cette scie et son confort d’utilisation en font à mon sens un des outils majeurs à posséder et nul doute que cette scie nous rendra de nombreux services lors de la rénovation de notre maison. C’est pour cette raison qu’on tenait à vous en parler.

Commençons par le gros point noir de cette scie : son prix. On la trouve en pack scie + rail + systainer (boite de rangement dédiée) aux alentours de 500 euros et il est vrai que par rapport à la plupart des autres scies circulaires, ça pique ! D’un autre côté, j’ai acheté 3 scies circulaires avant celle-ci, toutes dans les 150€, toutes les 3 imprécises et qui ont rendu l’âme au bout de 1 à 2 ans.

Si on fait un rapide calcul, ça fait 450€ pour rien, à part m’énerver sur le manque de précision, de qualité et le fait d’avoir perdu de l’argent avec ces scies. Depuis que j’ai la Festool, j’ai oublié son prix et elle m’enchante à chaque fois que je m’en sers. La meilleure preuve est que si elle venait un jour à rendre l’âme ou à ce que je me la fasse voler, j’en rachèterais une immédiatement sans hésitation.

Passons aux caractéristiques de cette scie :

La version REBQ-Plus est entrainée par un moteur de 1200W pour une profondeur de coupe de 0 à 55mm pour un poids très raisonnable de 4,5kg. L’électronique gère automatiquement le régime de la machine pour que la vitesse de la lame soit constant. La TS55 REBQ possède également un frein de lame et celle-ci s’arrête rapidement (environ 2 secondes).

Ses gros points forts sont d’une part qu’elle peut (et doit dans 99% des cas) être utilisée avec un rail dédié. Il suffit de tracer les repères de coupe, de placer le rail sur le panneau ou la planche à couper, de régler la profondeur de coupe, et enfin de placer la scie sur le rail, qui guidera ainsi la scie sur toute la longueur de la coupe. Plus besoin d’essayer de faire un trait bien droit, le rail s’en charge. Ce rail est stable, possède un bon grip sur les panneaux et on peut lui adjoindre des serre-joints spéciaux pour les coupes plus scabreuses. Il possède également un pare éclat au ras de la lame.

Le résultat de coupe est bluffant. Pas d’éclat, une coupe bien droite et nette.

D’autre part, la profondeur de coupe est réglable très rapidement par un simple curseur millimétré, tout comme l’angle de coupe, très facile à régler. A noter que l’angle de coupe a une plage de 0° à 45°, que ces 2 derniers angles sont préréglés, mais qu’on peut les forcer pour aller de -1° à 47° pour des coupes d’angles un peu spéciales. L’avantage d’une scie plongeante, c’est qu’on peut, en prenant certaines précautions, démarrer la coupe en plein panneau ou régler la plongée pour ne faire qu’une rainure par exemple, au lieu de couper le panneau entièrement.

Autre chose dont on ne peut plus se passer une fois qu’on y a gouté : le raccord d’aspiration. Il est présent en 27/36mm et si on y branche un aspirateur il est vraiment très efficace. On n’arrive pas à 0 poussière, faut pas rêver, mais on limite de manière drastique ces dernières. Le bon plan est de dégotter un aspirateur avec une prise asservie, qui démarrera/s’arrêtera automatiquement en même temps que la scie. On peut en trouver chez Lidl par exemple aux alentours de 80 euros.

Le changement de lame est encore une fois très bien pensé, et il ne faut pas plus de 30 secondes pour changer de lame, un curseur permet de sortir la lame et de bloquer l’arbre en une seule opération, ce qui rend le changement agréable et rapide. Je vous laisse découvrir cette scie plongeante en image (vidéo pub Festool), mais vous trouverez des tonnes de test et de démonstration de la TS55 sur Youtube.

 

Pour finir, l’ergonomie de cette machine est remarquable et elle est très sécurisante à manier. Le couteau diviseur descend automatiquement pour éviter que le matériau se resserre sur la lame et la coince. Bref, si on respecte les consignes élémentaires de sécurité, il est quasiment impossible de se faire peur avec et elle est agréable d’utilisation. Le cordon d’alimentation est un plug-it, comme la plupart des outils Festool et il est interchangeable avec les autres outils de la marque, ce qui permet de laisser un cordon à demeure avec l’aspirateur par exemple.

Dans le monde merveilleux de Festool, il subsiste quand même quelques défauts, qui peuvent agacer rapidement au vu des prix pratiqués. Par exemple, j’ai acheté 2 serre-joints pour bloquer le rail et ceux-ci sont quasiment inutilisables avec la scie car mal conçus. Ils se desserrent presque systématiquement avec les vibrations de la machine, et n’ont donc plus aucun effet. A près de 32 euros les 2 serres joints, c’est complètement anormal. J’ai fini par acheter les autres types de serre-joints, automatiques, qui sont eux très efficaces et agréables à l’utilisation mais dont le prix est complètement scandaleux.

Dans sa version REBQ-Plus FS, la TS55 est livrée en systainer 4, box en ABS résistant et pratique à l’usage, empilable, et avec un rail de 1400mm, qui permet d’envisager bon nombre de coupes. Il existe des version « allégées » sans régulation électronique, et sans pack (systainer, rail) mais l’économie réalisée n’est pas énorme, et fait perdre pas mal d’atouts à cette machine, principalement le rail, qui est indispensable.

En conclusion, et même si j’ai l’impression de m’être un peu transformé en vendeur de télé-achat, cette scie est exceptionnelle sur bien des points et c’est l’outil électroportatif que je préfère dans mon atelier. Son prix est assez rebutant mais soyez sûr qu’elle le vaut et que ses qualités la place très au-dessus des scies qu’on peut trouver dans les grandes surfaces de bricolage.